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En RD Congo, deux ministres en désaccord à propos de Startimes

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Source: Agence Ecofin

(Agence Ecofin) – En Rd Congo, la presse a largement traité des correspondances du ministre des Médias, Lambert Mende, adressées à son collègue des Postes, Télécommunications et Ntic, Tryphon Kin-Kiey Mulumba. Les lettres portent sur l’affaire StarTimes, du nom de l’opérateur chinois de télévision installé au Congo. Le ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba s’est vu rappelé qu’il s’était ingéré dans un dossier qui ne lui incombe pas.

En juillet dernier, il avait déclaré que StarTimes fonctionnait dans l’illégalité, car ne disposant pas de licence d’exploitation. L’opérateur chinois a ainsi été dépossédé de ses fréquences et devait cesser toute activité sur toute l’étendue de la Rd Congo.

La réplique du ministre des médias est arrivée en ces termes : « L’assignation des fréquences, pour les entreprises du secteur de l’audiovisuel, relève donc bel et bien de l’ARPTC (l’organisme de régulation du secteur des télécommunications) après avis du seul ministère des médias. Les compétences qui vous sont reconnues par l’article 25 ne portent donc que sur les entreprises du secteur des télécommunications. » Lambert Mende poursuit : « Vos intrusions récurrentes dans les secteurs de la télédistribution et de la télé diffusion et de la radiodiffusion sans implication de mon ministère sont abusives, illégales et inacceptables, car aucune confusion n’est possible. »

Le groupe chinois StarTimes est présent dans plusieurs pays africains, notamment le Nigéria, le Kenya, l’Ouganda, le Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, la Guinée ou encore Madagascar. Le groupe a décidé d’investir 78,8 millions de dollars américains au Kenya pour construire un complexe de télévision qui abritera aussi son siège africain.