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La discrète avancée de Viettel en Afrique

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Source: Ecofin TIC & TELECOM

(Agence Ecofin) – Le groupe des télécommunications détenu par l’armée vietnamienne multiplie ses acquisitions et prospecte de nouveaux marchés sur le continent. Par la même occasion, il en profite pour consolider les relations économiques et diplomatiques du petit Etat d’Asie du Sud-Est.

Les acquis

L’Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA) est formelle, l’Afrique est le futur marché mondial des télécommunications. Plusieurs groupes de renom comme Etisalat, Airtel, Vodacom ou encore MTN l’ont bien compris et sont déjà en train d’y réinvestir de manière significative. À côté de ces grosses pointures, de petits groupes aux grandes ambitions multiplient aussi les actions pour s’y faire une place. C’est le cas du Vietnamien Viettel. En trois ans, l’opérateur télécom asiatique a réussi à occuper doucement mais sûrement du terrain. Et il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le groupe Viettel, déjà présent en Asie et en Amérique latine, a fait son entrée en Afrique par le Mozambique. Le 10 janvier 2011, l’opérateur y a acquis sa licence de téléphonie mobile, et le 15 mai 2012, il a inauguré Movitel, son premier réseau mobile sur le continent. Il a déployé 12 600 km de câbles de fibre optique et construit 1800 stations de base (BTS) dans le pays. Aujourd’hui, le réseau de Movitel représente 70% du réseau global de fibre optique du Mozambique et 50% des stations BTS du pays. Il couvre 80% du pays.

Après le Mozambique, Viettel a jeté son dévolu sur le Cameroun. La société y a remporté début décembre 2012 l’appel d’offres pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles de 3ème génération. Le groupe, qui était aux prises avec Bharti Airtel, Maroc Télécom et TSI, a signé le cahier des charges relatif à la fourniture des services de télécommunications mobiles 3G le 14 décembre 2012. Le 7 juin 2013, le président de la République, Paul Biya, lui attribuait par décret une concession d’exploitation de réseau mobile. Dans ses plans, le groupe prévoyait de lancer ses services mobiles dans le pays en janvier 2014 et de couvrir 81% de la population camerounaise. Mais quelques problèmes logistiques et administratifs ont faussé cet agenda et contraint Viettel à reporter de deux fois la date du lancement effectif de ses activités. Elle est ainsi passée de mars 2014 à septembre 2014.

Avec les problèmes de la filiale camerounaise encore présents, Viettel ne s’est pas pour autant donné le temps de souffler. La société négociait déjà sa présence prochaine au Burundi. Le groupe y a obtenu du gouvernement la licence d’investissement pour son projet de fourniture de services de télécommunications. Pour justifier le choix porté sur ce pays pour y entreprendre des activités de fournisseur de services de télécommunications, Lê Dang Dung, le directeur général adjoint du groupe, a expliqué que « le Burundi compte plus de 10 millions d’habitants, mais seuls 10% de sa population utilisent les services de téléphonie (…). De plus, nous n’aurons pas de problèmes de concurrence avec les géants du monde tels que Telenor, France Télécom, Vodafone… »

 

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