Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone : Front commun face à l’évolution technologique

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Source: A Ouaga

En marge de la 23e édition du FESPACO, le Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone (RAPAF) a organisé un déjeuner de travail le lundi 25 février 2013, sous la présidence du ministre burkinabè de la Communication, Alain Edouard Traoré. Cinq patrons de presse publique francophone ont pris part à cette rencontre.

La rencontre de travail du Réseau de l’audiovisuel public d’Afrique francophone (RAPAF) a enregistré la participation effective des directeurs généraux des Radiodiffusions et Télévisions du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Cameroun et du Burkina Faso, ainsi que des responsables du réseau. Elle a porté sur des projets de production et de coproduction et exploré des axes de développement de partenariats.
Accompagner les chaînes africaines dans le positionnement de leurs programmes sur des marchés internationaux, telle est l’ambition partagée par les participants à cette session de réflexion et de partage autour des projets des radios et télévisions partenaires du RAPAF. La 23e édition du FESPACO qui se tient du 23 février au 2 mars 2013 à Ouagadougou sous le thème « Cinéma africain et politiques publiques en Afrique » est l’occasion rêvée pour la structure fédératrice de l’audiovisuel public de l’Afrique francophone pour revisiter sa vision partagée lors de sa création en 2007 à Bamako au Mali. Il s’agit de créer un espace de coopération et de partage des productions nationales audiovisuelles afin de mieux s’adapter à un environnement fortement concurrentiel marqué par l’émergence de groupes de médias privés. L’autre défi pour le réseau est de servir de plateforme pour aborder, dans une approche commune la problématique de la mutation technologique allant de l’analogique vers le tout numérique, conformément à l’accord de Genève qui prône le passage de témoin d’ici à mi-juin 2015.
Le RAPAF a alors mené la réflexion sur le thème : « Positionnement des programmes des chaînes audiovisuelles de service public des pays membres du RAPAF (zone UEMOA) : production, coproduction, échange de programmes et production ». Il a donc décidé, au regard de la modicité des budgets alloués aux radiodiffusions nationales, d’aller collégialement au devant du défi des mutations imposées par l’évolution technologique.
Pour ce faire, un système de commutativité devra permettre d’augmenter la production de ces télévisions et au-delà, « contribuer à enrichir le contenu de nos programmes à travers les échanges que les différentes télévisions vont mettre en œuvre entre elles. Je pense que c’était essentiel que les directeurs généraux des télévisions publiques francophones de notre espace UEMOA et même au-delà, puissent se réunir pour échanger au moment où le FESPACO se tient, au de poser la question de la production dans nos télévisions », a affirmé Alain Edouard Traoré. Il se pose également, pour l’aboutissement de telles perspectives, la question de l’organisation. Le ministre a alors expliqué que c’est une « question de gouvernance », car il y a parfois trop d’informel sur le continent.

Thomas Dakin POUYA
pouyemtiim@yahoo.fr