Le « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012″ remis aux usagers

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Source: AIP

Abidjan, 19 mars (AIP) – Le bureau d’Abidjan de la Fondation Friedrich Ebert (FES) a procédé, mardi à son siège sis à Attoban (Cocody, Abidjan), à la remise d’exemplaires du « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012″ à des représentants d’entreprises et de médias.

Au dire de la modératrice de la cérémonie, Mlle Meité Alhima, le Baromètre des médias africains (AMB) est une activité bisannuelle organisée par la section Media de la FES basée en Namibie, qui rassemble une commission d’experts locaux comptant à part égale des représentants des médias et de la société civile.

L’AMB est un outil d’analyse qui mesure les environnements médiatiques nationaux du continent. C’est un outil auto-évaluatif qui répond aux critères locaux résultant des Protocoles et Déclarations africains, ainsi qu’un instrument de pression pour les réformes des médias sur le terrain.

Ses résultats sont diffusés au public des pays concernés afin d’améliorer la situation des médias et les recommandations émanant du rapport de l’AMB servent au travail de soutien mené par les bureaux de la FES. Ils peuvent être utilisés par d’autres donateurs et organisations africaines des médias.

« L’AMB n’est pas conçu pour justifier les choix politiques du gouvernement mais doit rendre compte d’une auto-analyse critique exécutée par des professionnels des médias et de la perception générale de la société civile sur la situation des médias », a précisé Mlle Méité. Elle a ajouté que c’est à cet effet qu’ont été exclus du panel, les officiels publiques ou de l’Etat et les partis politiques, « afin d’éviter tout jugement politique ».

Le « Baromètre des médias africains – COTE D’IVOIRE 2012″, présenté par le journaliste – consultant Zio Moussa, établit par rapport au manuel de 2009, une régression globale des critères d’évaluation dans les quatre secteurs concernés (Liberté d’expression; Paysage médiatique; Régulation de la communication audiovisuelle; Pratique des normes professionnelles dans les médias).

Soulignant que pour le Baromètre 2012, les critères (2009) ont été révisés, amendés et décalés, M. Zio a noté que sur une échelle de 5.0, l’on trouve dans le secteur 1 une moyenne de 3.8 contre 4.1 en 2009; dans le secteur 2, une moyenne de 2.8 contre 3.4 en 2009; dans le secteur 3, une moyenne de de 2.5 contre 2.9 en 2009 et dans le secteur 4, une moyenne de 2.5 contre 2.9 en 2009. La moyenne générale du Baromètre 2012 est de 2.9 contre 3.3 en 2009.

Ce rapport est le fruit de l’analyse de neuf panélistes qui se sont réunis en avril 2012. Comme enseignements, Zio Moussa retient, entre autres, que malgré la révision des critères, il reste toutefois que les pratiques des  diffuseurs public et privé n’ont pas véritablement évolué.

« Le diffuseur public n’est pas encore devenu le service public (…) qui, à défaut d’indépendance, est autonome sur le plan éditorial et s’est affranchi de la connivence avec les pouvoirs publics », a résumé Zio Moussa, notant que la presse privée qui s’est autoproclamée indépendante, porte un masque transparent. Estimant toutefois le Baromètre utile, M. Zio pense qu’il gagnerait à être vulgarisé et à croiser le chemin des universitaires pour encourager un certain nombre de recherches.