Téléphonie mobile : Le Cameroun à la traîne de la croissance africaine et mondiale

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Source: Grioo.com

Le dernier classement de l’Indice de développement des TIC publié dans l’édition 2011 du rapport « Mesurer la société de l’ information » de l’Union internationale des télécommunications (UIT) le place à 136e place sur 152 pays du monde, loin derrière d’ autres pays africains comme le Gabon (112e), la Namibie (113e), les Comores (128e), Djibouti (129e), le Swaziland (118e), la Gambie (126e), le Togo (133e), le Bénin (135e), etc.

Avec un IDI de 1,53, le Cameroun perd trois places par rapport à 2008 où il se logeait au 133e rang avec un IDI de 1,40. Il fait figure de nain face aux pays du Top 5 africain constitué de Maurice (69e), des Seychelles (71e), de l’Afrique du Sud (97e), du Cap-Vert (104e) et du Botswana (109e).

Pour le panier des prix TIC, il s’inscrit à la 148e position, encore une fois à plusieurs longueurs de Maurice (47e), des Seychelles (77e), du Botswana (85e), du Cap-Vert (118e). Même le Tchad (137e), son voisin longtemps déchiré par des crises sociopolitiques depuis les années 80, lui dame le pion.


D’après l’UIT, dans les pays où les prix des TIC sont relativement élevés, les niveaux d’accès aux TIC et d’utilisation de ces technologies sont relativement bas. « Tandis que les Européens dépensent en moyenne 1,6% de leur revenu mensuel pour le sous-panier téléphonie mobile, les Africains vont jusqu’à dépenser en moyenne 24,6% », souligne l’organisation dans son rapport.

Ces taux sont de 20,2% au Cameroun en 2010, soit malgré tout une amélioration par rapport à 2008 qui enregistrait 31,1%.

Sur le continent, les prix de la téléphonie fixe ont chuté de 10%, ce qui, laisse penser l’UIT, pourrait traduire une réaction à la concurrence très vive du marché du mobile. Un marché qui « est en permanence maintenu par une évolution constante depuis plus de dix ans », a remarqué à Xinhua le représentant de la zone UIT pour l’Afrique centrale à Yaoundé, Jean-Jacques Massima Landji.

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