TIC | RDC : Vodacom Group (Pty) Ltd se battra pour conserver sa filiale

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La compagnie de téléphonie sud africaine, « Vodacom Group (Pty) Ltd », a annoncé qu’elle ferait appel contre la décision de justice qui l’impose à payer $21 millions en honoraires de consultance ou de se soumettre à une vente obligatoire de ses actions dans sa joint-venture en République Démocratique du Congo.

La branche Sud-africaine du Britannique « Vodafone » a aussi affiché une hausse modeste de 8%  pour l’exercice complet, peu en deçà des attentes après une facture d’impôt assez salée et des dépenses en capital élevées.

Le Directeur General, Pieter Uys, a déclaré que Vodacom ferait appel de la récente décision de justice congolaise, qui l’a condamné à payer à une entreprise locale, « Namemco Energy », la somme de $ 21 millions en honoraires de consultants ou faire face, dès le 3 juin, à la vente d’une partie de ses actions dans « Vodacom Congo», sa filiale congolaise.

« L’essentiel est que nous ne laisserons pas ces actions partir ainsi, nous n’arriverons pas à une situation au 3 juin où nos actifs seraient simplement vendus», a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes.

La situation de « Vodacom RSA » était déjà bloquée dans une bataille de longue date avec son partenaire local en RD Congo, « Congolese Wireless Network », au sujet d’un accord de financement. L’entreprise sud africaine examinait les options de vente de ses parts et arrêter le partenariat quand ce processus a été interrompu par les poursuites de Namemco.

« C’est une situation un peu rocambolesque pour Vodacom», a déclaré M. Lehlohonolo Mokenela, un analyste de recherche du cabinet conseil en stratégie d’entreprise « Frost & Sullivan ».

« On aurait pu espérer une résolution immédiate. Il eut été plus sage de trouver une solution beaucoup plus rapidement car il semblerait que cette situation ait eu un impact négatif sur eux. »

M. Uys a déclaré lundi dernier que Vodacom en était arrivé à l’étape de présélection des soumissionnaires privilégiés avant qu’il ne soit poursuivi par la plainte de Namemco.

« Nous en avions deux sur la liste, l’un d’eux est très intéressé et il y en a aussi un autre, mais toute l’opération est en attente jusqu’à ce que nous résolvions toute l’affaire Namemco», a-t-il expliqué.

La valeur de la filiale a été également contestée. Le président de Congolese Wireless Network a déclaré à l’agence de presse Reuters en 2010 que Vodacom Congo valait plus de $ 1,5 milliard, un chiffre que Vodacom a rapidement décrit comme «ridicule».

Vodacom Group (Pty) Ltd opère en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et en Tanzanie, où il se bat pour défendre ses parts de marché contre ses plus grands concurrents sur le continent que sont MTN Group et l’Indien Bharti Airtel.

Vodacom a affirmé que le bénéfice net dilué par action s’élevait à 706% pour l’année prenant fin en mars, une hausse de 654,3% par rapport à un an auparavant. Le bénéfice net par action, la principale mesure du profit en Afrique du Sud, exclut certains éléments non récurrents.

La société a déclaré le mois dernier dans un communiqué commercial [à l’égard des investisseurs] qu’elle s’attendait à ce que les bénéfices soit de 5 à 10% plus élevé, tandis qu’un sondage réalisé par l’agence Reuters auprès de 17 analystes prédisait une hausse de 10%.

Le dividende total, cependant, a fait un bond de plus de 50% atteignant $0,08 alors que, d’après un sondage réalisé par Reuters, les analystes prévoyaient environ $0,07.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 23,6% pour atteindre 7,6 milliards de rands ($912,8 millions).

Les opérateurs mobiles à travers l’Afrique ont lancé des réseaux numériques et poussent en avant les smartphones afin de réduire leur dépendance à la communication vocale comme principale source de revenus.

M. Mokenela de Frost & Sullivan a déclaré que la guerre actuelle des prix entre les opérateurs sur les réseaux numériques allait bientôt devenir insoutenable.

« Finalement, cela pourrait bien commencer à mettre une certaine pression sur  leurs marges. Ça ne va pas continuer  très longtemps. A un certain moment, ils devront réduire leurs pertes», a-t-il affirmé.

Les dépenses d’investissement ont augmenté de près de 37%, soit à environ 729 millions de dollars américains, tandis que le cout d’imposition a augmenté de 23%  soit à environ 681, 5 millions de dollars américain.
Les actions de Vodacom Group (Pty) Ltd  sont en hausse de 1,9% atteignant $12,1 et donc plus 14% pour cette année alors que l’index Top-40 de Johannesburg (reprenant les 40 sociétés sud africaine à forte valeur) est en baisse de 0,1%.

Source:
Reuters
http://af.reuters.com/article/drcNews/idAFL5E8GL0LO20120521?sp=true
Par Helen Nyambura-Mwaura
Traduit pour mediacongo.net par Landry