MEDIAS | Maroc : le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle limogé

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Au Maroc, la première mesure du nouveau gouvernement islamiste, la réforme de l’audiovisuel public, continue de déchaîner les passions. Après une polémique houleuse en fin de semaine, le président de l’équivalent du CSA en France a finalement été démis de ses fonctions. Le patron de la plus haute autorité audiovisuelle au Maroc, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), Mohammed Ghazali, a ainsi été remplacé par Amina Lamrini el-Ouahabi selon la volonté du roi. Une mesure qui tente de calmer le débat sur cette réforme qui fait rage depuis près d’un mois.
Vu l’ampleur de la polémique, il fallait bien que des têtes tombent. Voilà l’analyse de plusieurs journaux marocains. La démission du président de la Haca, cette institution qui gère tout ce qui a trait aux médias, est donc directement liée au débat du moment : celui de la réforme des médias publics.

Car depuis près d’un mois, les différentes mesures, comme l’interdiction de la publicité pour les jeux de hasard, ou encore l’obligation de diffuser les cinq appels à la prière déchaînent toujours autant les passions. Le ministre de la Communication, l’initiateur de cette réforme, a été jusqu’ici au centre des critiques d’une partie de la population et des médias. C’est désormais la Haca qui est visée. C’est elle qui, fin mars, a donné son feu vert à ce nouveau cahier des charges. Une décision prise trop rapidement selon certains parlementaires.

Quoiqu’il en soit, avec ce renvoi, le roi espère sans doute apaiser les esprits. C’est lui qui nomme et démet les présidents de cette institution. Reste au ministre de la Communication maintenant, Mustapha El Khalfi, de réussir à remporter ce bras de fer devenu très politique, de convaincre et de montrer que le gouvernement a un réel pouvoir et qu’il ne compte pas se le faire confisquer à cause d’une polémique.

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