MAROC : Comportement des utilisateurs de réseaux sociaux

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Des profils et des besoins différents
Affectifs, observateurs, communicateurs ou mobilisateurs : telles sont les classifications faites des utilisateurs des media sociaux, en l’occurrence Facebook, au Maroc. Dans un rapport intitulé « Profils des utilisateurs marocains des Media sociaux », le CESEM, centre de recherches de HEM, dresse un profil démographique et socioéconomique des internautes marocains à travers l’utilisation qu’ils font des réseaux sociaux. Décryptage.

Avec 3.203.440 usagers marocains, le réseau social Facebook mobilise 25% de la population lettrée déclarée de plus de 13 ans dans le Royaume et 12% de la population globale des “facebookers” d’Afrique du Nord, Moyen-Orient et pays du Golfe. Contrairement à Twitter qui compte seulement 0,05% d’utilisateurs parmi les internautes marocains, Facebook, boosté par le “printemps arabe” a connu la 4ème plus forte progression d’utilisateurs dans la région entre 2010 et 2011, avec 590.360 abonnés. Les plus fortes progressions ont été enregistrées en Turquie (3,645 millions), en Égypte (1,951 million) et en Arabie Saoudite (845.620).

C’est dans ce contexte que le CESEM, centre de recherche de HEM (Institut des Hautes Etudes de Management) a mené une étude de septembre à novembre 2011 sur les utilisateurs de media sociaux auprès de 456 internautes marocains. Il ressort de cette étude présentée lundi à Casablanca, quatre profils: les affectifs, les communicateurs, les mobilisateurs et les observateurs.

Selon l’étude, les “affectifs” sont majoritairement des hommes, plutôt jeunes, étudiants, employés, plus souvent que les autres connectés à partir de cybercafés. Ils sont joueurs, peu mobilisateurs en ligne et maintiennent leur activité dans les media sociaux pour combattre un sentiment de solitude ou d’ennui.

“Les affectifs considèrent les media sociaux comme un espace récréatif et ludique. Que ce soit en termes d’usages ou de motivations, ils y sont principalement pour discuter avec des inconnus, draguer, faire de nouvelles rencontres, oublier leurs propres problèmes ou chercher un soutien moral. Cela montre que leur principale raison d’être en ligne est la rencontre.”

Extrait de l’étude

Constitués essentiellement de jeunes citadins de grandes villes, les “observateurs” se distinguent par leur faible motivation à recourir aux media sociaux et leur comportement plutôt passif, une fois connectés, précise l’étude. Ces utilisateurs qualifiés de “cyber-modérés” voire de “cyber-sceptiques” ne sont ni engagés ni impliqués du point de vue social. “Ils y (sur les réseaux sociaux) sont presque pour tâter le terrain, ne pas être tout à fait hors du coup, et s’en servent plus pour se déconnecter du réel que pour s’y connecter”, souligne l’étude.

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