MEDIAS : Le réseau panafricain des journalistes décortique la liberté de la presse

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Un an après sa création à Brazzaville (République du Congo), cette structure supranationale des professionnels des médias, mise en place pour favoriser l’émergence d’une presse citoyenne en Afrique, a tenu ses premières assises du mercredi 22 au vendredi 24 février 2012 dans la même ville.
Occasion pour les 14 pays membres (Benin, Cameroun, Gabon, Guinée, Guinée Equatoriale, Mali, Madagascar, Niger, Rwanda, RCA, RDC, Sénégal, Tchad et Congo) de présenter le processus d’implantation de la section locale du RPJ, ce rendez-vous a permis surtout aux journalistes de commenter, d’analyser et d’apprécier la situation de la presse en Afrique. Cerise sur le gâteau, la remise des prix aux meilleurs journalistes congolais de l’année 2011 a couronné ce forum de Brazzaville.

En effet, dès le mercredi 22 février sous la présidence du pionnier Guy Noel Sam’Ovhey, plusieurs professionnels s’étaient succédé à la tribune de la salle de spectacles du CNRTV afin d’animer les journées scientifiques autour du thème « Rôle des médias dans la gouvernance démocratique en Afrique ». Dans le lot, notre consoeur Solange Kwale Pembele, journaliste à la chaîene de télévision privée Antenne A, a entretenu son auditoire sur un thème captivant intitulé « Les obstacles à la liberté de la presse ».

En somme, pour elle, dans bon nombre des pays africains, divers stratagèmes sont mis en place pour restreindre la liberté de la presse. Il y a par exemple les interpellations de journalistes, la saisie des journaux, les suspensions ou pire encore la fermeture d’émissions radios et télés, l’emprisonnement de journalistes ou leurs assassinats, etc. Sans pour autant dédouaner les « tueurs » de la liberté d’expression, Solange Kwale a vivement invité ses pairs journalistes au respect de la loi et des règles d’éthique et de déontologie car cela constitue « le premier garde-fou contre les dérives éventuelles ».

Outre cette conférence, d’autres communications ont été faites tour à tour par le Gabonais Jean-Pascal Ndong ( Médias et gouvernance », le Congolais Jean Obambi( Les relations presse publique et pouvoir), le Rwandais Pascal Niyonsaba( Diversité des médias et participation au dialogue), le Camerounais David Datemkeng ( Autopsie des médias en Afrique), le Sénégalais Abdou Gningue( Les journalistes face aux revendications citoyennes nouvelles), le Guinéen Mohamed Lamine ( Relations entreprises et presse), la Congolaise Aurélie Nganga ( Femmes et médias), le Tchadien Michael Didama(Révolution des médias sociaux), etc.

Concernant l’implantation des sections locales du RPJ, les représentants de différents pays ont confirmé l’enclenchement du processus. A Kinshasa, par exemple, le « Réseau » a réussi à conquérir de nouveaux adhérents et attend la sortie officielle de l’antenne RDC.

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