ALGERIE | TIC : Le système D est-il roi ?

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Le système « D » est plus fort que le service public dans le domaine des TIC en Algérie. Alors qu’au Maroc et en Tunisie, la télévision par Internet est devenue une banalité, en Algérie, par contre, ce produit n’existe pas. Officiellement du moins, car chez le revendeur de démodulateurs du « coin », les offres d’abonnements de chaînes cryptées par l’Internet explosent.

Cela fait environ quatre années que l’opérateur historique « Algérie Télécoms » (AT) a annoncé la mise en place d’un nouveau produit numérique avec la création du service Internet haut débit (ADSL) d’Anis. « Anis », le troisième grand fournisseur d’accès Internet à haut débit d’AT, devait commercialiser ce nouveau produit début 2008 : la TV numérique par Internet. Mais, quatre années après une campagne publicitaire tapageuse et à grands frais, la TV par Internet via le réseau Anis ou Djaweb fait toujours partie des projets laissés dans les cartons. Que s’est-il passé depuis ? Aucune explication n’a été donnée pour le moment par l’opérateur historique de la téléphonie et des services Internet.

Rien. Pourtant, à l’Est et à l’Ouest du pays, ce service est proposé par les opérateurs de téléphonie comme un produit très rentable. Au Maroc, la TV par Internet, avec un bouquet de plus d’une centaine de chaînes, a été lancée en  2006, dans la foulée des offres de service pour la coupe du Monde… et la lutte contre les paraboles qui défigurent le paysage des villes du royaume. Les prix de la TV par Internet proposés par Maroc Télécoms sont même descendus en 2011 à 125DH/mois, avec trois types de bouquets à la carte. En Tunisie, un opérateur français propose le même service, via un abonnement.

Vive le système « D »

En Algérie, par contre, le secteur public est complètement défaillant. De promesses non tenues en retards cumulés dans le domaine des TIC, « AT » n’a toujours pas donné de raison de la non mise en service de la TV par Internet. Par contre,  il a juste laissé entendre que la 3G, qui existe un peu partout en Afrique francophone et anglophone, pourrait être envisagée seulement après le règlement du problème de Djezzy.

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