COTE D'IVOIRE | MEDIAS : Stratégie ivoirienne pour le numérique

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Transition: analogique versus numérique

La mondialisation, dans sa nouvelle dynamique, présente à l’Afrique son flot incessant de mutations matérialisées par l’émergence de nouveaux enjeux, laissant à nos pays en quête d’identité sur la scène internationale, peu de latitude pour espérer jouer leur meilleure partition dans ce concert des nations hautement technologiques.

Parmi ces nouveaux enjeux pour nos pays, la télévision numérique apparaît comme cette nouvelle technologie de diffusion de signaux de télédiffusion, car censée être plus efficace que la télévision analogique.

En effet, la télévision numérique offre plus d’options notamment la libération de l’espace spectral pour d’autres services aussi importants, tels que les services sans fil évolués qui reçoivent leurs signaux de télévision par câble, satellite ou Internet.

Les grandes réflexions, sont souvent cependant le résultat de grandes questions demeurées longtemps sans réponse. En Côte d’Ivoire, comme partout ailleurs dans le monde, des interrogations sont relatives à la transition de l’analogique vers le numérique, une évolution technologique indispensable.

Que gagne l’Afrique, aujourd’hui,  face à une option « tout numérique »? Une  suprématie numérique ivoirienne à dimension sous-régionale peut-elle induire une prééminence économique et sociétale ? Si oui, dans quels buts, proportions, ou finalités? Tous ces questionnements nous inclinent à penser que le Numérique est un véritable enjeu de civilisation et de développement surtout en Afrique.

Concernant la Côte d’Ivoire, son mode de réception est toujours la voie hertzienne terrestre: la télévision analogique constitue historiquement le premier mode de diffusion usité. L’une des insuffisances de cette télévision analogique porte sur une programmation réduite, aussi bien, en nombre de chaînes, qu’en termes de qualité d’image et de son.

Cette donne a conduit le Gouvernement à afficher très tôt son ambition de faire de la Côte d’Ivoire une grande nation numérique à l’horizon 2020, plaçant la numérisation du pays au rang d’enjeu national.

Pour permettre ce saut qualitatif, à court ou moyen terme, toutes les dimensions insoupçonnées du thésaurus, explorant le spectre entier des variations technologiques et de réflexion stratégique sur la question, sont ainsi en passe d’être dévoilées. Ceci pour éviter toute discrimination numérique, aussi bien entre Ivoiriens eux-mêmes, qu’entre Ivoiriens et leurs frères Africains et le reste du monde. De ce point de vue, l’enjeu de la numérisation apparaît bien plus dans sa perspective socio-économique, que technologique et cyber-stratégique.

Un schéma stratégique national

Chaque Etat, faut-il le rappeler, a son propre schéma de modernisation de la diffusion audiovisuelle et de choix de télévision du futur. L’extinction définitive de la télévision analogique terrestre, en 2015 est, avant tout, une décision internationale, mais aussi et, surtout, une option nationale.

Pour respecter une bonne gouvernance nationale du projet stratégique global, comme cela s’est fait aux Etats-Unis en France ou au Japon, pour ne citer que ces quelques pays, le calendrier de passage à la télé tout numérique devrait être arrêté par le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans le cadre d’un schéma stratégique national d’arrêt de la diffusion analogique et de passage à la télé tout numérique.

La Conférence Régionale des Radiocommunications (CRR-06) de juin 2006, à Genève, a adopté, en son temps, ses conclusions ainsi que le plan qui en est issu, et qui est entré en vigueur le 17 juin de la même année. Il en est résulté l’adoption d’un calendrier contraint. Le 17 juin 2012 marque ainsi la limite pour le remplacement des émetteurs analogiques par des émetteurs numériques en Europe, tandis que le 17 juin 2015 est choisi comme étant le jour retenu par tous les pays, pour passer de l’analogique au numérique.

Le 17 juin 2020, en outre, est la date choisie pour les pays qui ont souhaité bénéficier d’un délai supplémentaire de cinq ans pour l’extension complète des équipements analogiques sur leur territoire. La Côte d’Ivoire est néanmoins inscrite sur un « renvoi », et figure sur une liste de 33 autres pays qui ont le droit d’utiliser leurs émetteurs analogiques jusqu’en 2020. Il faut noter que le nombre total de canaux planifiés pour la Côte d’Ivoire est de 339 « fréquences ».

 

Quoiqu’il en soit, le passage à la télé tout numérique apparaît, ainsi, en Côte d’Ivoire comme l’arrêt de la diffusion analogique des chaînes reçues par nos antennes de télévision publiques RTI1, RTI2 et de Radios, et son remplacement par la diffusion en Numérique.

La grande réflexion, sur la mise en œuvre du plan, qui en émane,  a commencé, avec les enjeux importants et les moyens à déployer. Il s’agit dorénavant  d’organiser le calendrier et les modalités de cette évolution. Celui relatif aux standards de diffusion à privilégier, aux paramètres liés, ainsi qu’aux standards de compression à valider, à la topologie à faire pour le réseau de diffusion et la technologie à adopter pour le réseau de transport.

Le remplacement de la diffusion hertzienne analogique par une diffusion hertzienne, entièrement numérique, devrait permettre, au regard de certaines expériences réussies dans des pays développés, d’accroître et d’améliorer la couverture TNT sur le territoire national. La diffusion analogique consommant environ six fois plus de fréquences que la diffusion numérique, l’arrêt de la diffusion des chaînes analogiques en Côte d’Ivoire, devant rendre également, osons-le dire!, disponible un volume relativement important de fréquences.

La réussite de cette transition, en Côte d’Ivoire, sera en l’occurrence obtenue que grâce à une étroite coordination entre l’Etat, les chaînes de télévision historiques, le Régulateur, les antennistes, les syndics d’immeuble, les gestionnaires de parcs de téléviseur, les collectivités locales et, surtout, les téléspectateurs et usagers qui seront dotés, à terme, d’une plate-forme numérique de base dans chacun des ménages.

Au niveau des contraintes liées au fonctionnement des émetteurs analogiques hors la limite fixée par la CRR-06, il faut noter le risque encouru de ne plus disposer de pièces de rechange pour dépanner des émetteurs analogiques encore en service, surtout les émetteurs « anciens ». Ceux-ci ne bénéficieront plus de protection contre des brouillages préjudiciables, c’est-à- dire que si un émetteur numérique arrivait à coexister (à l’intérieur du pays ou d’un pays voisin), alors l’émetteur analogique est automatiquement obligé de cesser d’émettre.

Un autre axe du schéma stratégique apparaît avec la fin du monopole de l’Etat dans le secteur de la communication audiovisuelle consacrée par la loi n° 2004-644 du 14 décembre 2004, portant régime juridique de la communication audiovisuelle. Cette nouvelle option politique a permis de renforcer le pouvoir de régulation assuré par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), qui doit « concourir à l’attribution des fréquences de radiodiffusion sonore et télévisuelle, l’élaboration des conventions et des cahiers de charges avec les différents opérateurs et le contrôle de leur mise en œuvre ».

La télévision numérique existe déjà sur le territoire Ivoirien, en étant accessible par le satellite, le câble, l’ADSL, la fibre optique ou encore via la TNT. Dans la même veine, la fibre optique se met en place progressivement, pour permettre également l’interconnexion des réseaux de télévision entre pays Africains.

La HACA devrait ainsi, dans son droit de faire respecter l’exploitation et le bon usage des fréquences de radiodiffusion sonore et télévisuelle, examiner toutes les options de lancement de chaînes nouvelles, notamment en haute définition, les possibilités de l’élargissement de l’offre. La couverture de la télévision mobile personnelle, voire les offres de chaînes locales de télévision, et le lancement de la radio numérique terrestre sur les fréquences actuellement utilisées par la télévision Nationale.

Il s’agira également d’analyser toutes les possibilités d’interconnexion TV/Internet et de rendre l’internet sur mobile accessible. Une partie des fréquences libérées pourraient ainsi être utilisées, pour permettre l’accès à l’internet mobile à très haut débit sur tout le quadrilatère ivoirien.

La nécessaire coordination nationale du processus

En tout état de cause, cette option permettra la meilleure réflexion sur  la nouvelle gouvernance qui devrait favoriser le regroupement aussi bien des décideurs politico-institutionnels que les instances de régulation du domaine de l’Audiovisuel, qui  doit permettre cette nécessaire altération.

Le Premier Ministre devrait confier la responsabilité de la conduite de cette importante transition à une Coordination Nationale comme recommandé à la Conférence de Genève sur les Radiocommunications (CRR-06). Elle devra ainsi superviser les travaux pour la transition vers le numérique, et valider le schéma national d’arrêt de la diffusion analogique et de basculement vers le Numérique.

Cette optique s’inscrivant dans l’action du Groupe de travail pour la préparation de la Côte d’Ivoire au passage à l’Audiovisuel Numérique et au développement des réseaux, installé à l’initiative du Ministre de la Communication et celui de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication.

Ce groupe, conformément à l’Arrêté interministériel n°002/MINICOM/MINTIC/MEF du 12 février 2010 qui le crée, et installé le quatorze décembre 2011, à Abidjan, devra « mener toutes les réflexions à soumettre au Gouvernement en vue d’aider à la définition de la politique Nationale de Numérisation de l’Audiovisuel et la maîtrise de la convergence des réseaux ».

Il devra plus spécialement faire l’état des lieux des réseaux de l’Audiovisuel, déterminer les études techniques à entreprendre en vue de la numérisation des réseaux multimédias, mener des réflexions devant conduire à l’élaboration d’un cadre législatif et réglementaire, élaborer des programmes de renforcement des capacités humaines et technologiques. Il sera amené par ailleurs, à élaborer un plan de développement des centres publics de communication (CPC) en centres de communication multimédias publics.

Ces réflexions devront être confinées dans un document stratégique à restituer au Gouvernement, qui devra à son tour le soumettre à la haute attention du Président de la République.

Il faut noter que sur la question, le Chef de l’Etat avait déjà précisé sa vision stratégique en la matière, dans son programme de développement économique et social faisant de la Côte d’Ivoire,  à l’horizon 2020, un pays émergent; et en inscrivant au titre de priorités, la modernisation de la télévision et son adaptation aux normes internationales et à l’évolution des technologies de l’information et de la communication(TIC).

Le Groupe de travail, dans le cadre de la conception d’une Initiative Stratégique de Numérisation, devra affiner les concepts, faire l’inventaire des cultures numériques internationales, le bilan de leurs apports respectifs à la compréhension des nouveaux outils et conduites d’action.

Attribuer au concept stratégique le sens le plus exhaustif, qui balaie le vaste champ de réflexion ouvert sur le numérique, en prenant en compte la complexité des questions posées, présenter un premier bilan et chronogramme d’actions effective et efficiente du plan.

Sans pour autant présager des résultats des travaux, l’on pourrait tout naturellement préciser que la stratégie à déployer se fera connaître dans les résultats obtenus par nos actions ou omissions, et c’est en examinant ces conséquences souvent involontaires que l’on pourra comprendre la nature et le fonctionnement de la logique qui aura été privilégiée pour plus d’efficacité.

Le groupe d’experts sera chargé, par exemple, d’évaluer le plan de développement progressif de la TNT sur l’étendue du territoire ainsi que la gestion du Multiplex pour sa mise en œuvre efficace. Il s’agira, plus spécifiquement de définir le nombre de chaînes par multiplex pour le service public, la présence ou non de décrochages locaux qui se poseront en termes de capacité de programmes à diffuser.

L’initiative stratégique ne se contentera pas de conduire à telle ou telle proposition linéaire ou paradoxale contradictoire et pourtant tenue pour vraie, il lui faudra éviter tous risques organisationnels. Certes, des concepteurs compétents tenteront de prévoir le mieux possible toutes les causes d’échec, mais leurs propres erreurs en rajouteront une de plus.

Une fois le principe stratégique retenu, le facteur temps dûment introduit dans l’équation, en qualité d’élément dynamique, nous pourrions alors considérer cette logique, dans son ensemble, comme la meilleure méthode à adopter. Le groupe d’experts réfléchira ainsi à certaines contraintes relatives à la construction et à l’aménagement d’une réserve foncière de fréquences et aux affectations stratégiques ultérieures, à long terme.

Il est bien évident qu’aux nouveaux instruments de caractère technologique, en seront opposés d’autres, destinés spécifiquement à leur faire revers à long terme. Ce qui est un peu moins évident, c’est la relation entre le succès même des nouveaux équipements et la probabilité de leurs futurs échecs.

Qui effectuera, en effet, les mesures sur les points sensibles post-passage, les réaménagements numérique/numérique et les changements des normes, le suivi du projet au niveau national et sa mise en œuvre à dimension régionale ? D’où la nécessité d’identifier un contrôleur technique qui devra être un instrument de contrôle et d’accompagnement.

Une indispensable adaptation technologique

L’ironie de la situation veut que les appareils les moins efficaces puissent le plus souvent, conserver leur modeste utilité, alors même que les plus impressionnants ont déjà fait l’objet de contre-mesures qui leur ont ôté toute leur valeur.       Certes, les instruments de la catégorie inférieure sont voués à être neutralisés, eux aussi le moment venu, mais en attendant ils peuvent rendre des services, et c’est tout ce que l’on peut demander dans un domaine technologique où les progrès se révèlent très rapides.

Outre l’arrêt proprement dit des émetteurs de la télévision analogique, le passage des chaînes de la TNT sur les fréquences qui leur sont assignées, devra être prévu dans la mesure où, durant la migration, plusieurs ménages seront encore longtemps dépendants de la télévision hertzienne terrestre analogique.

En ce qui concerne l’accompagnement nécessaire, il faut prévoir pour les téléspectateurs une campagne de sensibilisation à la réception de la Télévision Numérique de Terre (TNT) et une aide éventuelle à l’adaptation des équipements de réception (antenne, décodeur télévision). Se poserait alors la question de savoir qui en aurait la charge, des opérateurs privés chargés de la vente et de la maintenance, et quel pourrait en être le coût ?

Au surplus, la proposition pourrait aller dans le sens de la création d’une société de diffusion, en tant que structure étatique ou semi-étatique. Il s’agira d’identifier le gestionnaire des infrastructures de diffusion (transmission et diffusion) le responsable de l’organisation des sites, de l’exploitation et de la maintenance des équipements de diffusion: bâtiments, énergie, climatisation, antennes, pylônes.

Qu’en sera-t-il de la possibilité pour les entreprises de presse audiovisuelle de bénéficier de canaux de multiplex ainsi constitués ?                                                                                        Autant de questions qui devraient trouver réponse suite aux travaux engagés.

Pour ce qui est de la réception, chez le téléspectateur, dans toute la chaîne de diffusion, il faudra, de toute évidence y penser, et nous l’avons précisé, en termes d’antennes de réception et d’équipements terminaux. Ce qui nécessitera ici aussi la réflexion à mener sur la mise en disponibilité de décodeurs numériques et leur nécessaire adaptation aux normes à identifier MPEG 4 ou autres, etc.

Si l’on s’en tient, à l’exemple de la France, il faut noter que le basculement vers le tout Numérique réussi le 29 novembre 2011, s’est déroulé de manière progressive, région par région. Un plan « d’arrivée » vers lequel les différentes zones ont migré successivement lors de l’arrêt de la diffusion analogique.

Ce plan prévoyait de réutiliser immédiatement les fréquences des trois premières grandes chaînes analogiques pour y déplacer trois des premiers multiplex numériques, et de libérer totalement les fréquences des autres chaînes analogiques de manière progressive.

Les deux autres multiplex numériques, ont eu ainsi à conserver leurs fréquences lors de cet arrêt, laissant toute latitude au dernier multiplex installé, de démarrer son émission. Cette pratique a eu pour avantage, de permettre la libération immédiate de trois fréquences par zone de couverture, laissant toute liberté aux Etats voisins d’achever leur déploiement.

Option stratégique ivoirienne

Très rares sont les Etats qui participent à la vie internationale avec une « grande stratégie »propre, et dûment méditée. La Côte d’Ivoire souhaite conserver sa présence et son influence sous-régionale, et consacrer la majeure partie de ses efforts à la politique intérieure, notamment pour accroître la prospérité nationale et le bien-être de ses populations.

Les intérêts nationaux doivent être définis de façon subjective, au cours d’un processus politique aidé en cela, par un plan communicationnel à tous les niveaux et d’une politique étrangère très détaillée et orientée envers les pays concernés, notamment de la sous-région ouest-africaine.

S’inscrivant dans cette dynamique, la Coordination Nationale pour la transition vers le Numérique aura, entre autres missions, à proposer le meilleur choix stratégique et intégrer la dimension sous-régionale, dans le cadre de la CEDEAO ou l’UEMOA. Ceci  devant favoriser l’intégration rapide de nos systèmes de communication et de nos économies.

Au demeurant, il faut préciser que déjà dans un passé récent, le choix opéré par les pays africains de la transition Numérique, procédait déjà de cette vision de consolider une certaine solidarité agissante des peuples et de leur dirigeants pour atteindre des objectifs du millénaire pour la réduction de la fracture numérique.

La création, en effet, du réseau Africain de communication par satellite (RASCOM), résulte de cette solidarité africaine, du reste, mise en place avec la contribution significative du Président Alassane Ouattara, alors Premier Ministre du Président Houphouët-Boigny en Mai 1992 à Abidjan. Aujourd’hui, RASCOM est opérationnel avec un satellite sur orbite et dont le réseau est toujours utilisé par notre service public de la RTI.

La Côte d’Ivoire pourrait envisager ainsi, à plus ou moins court terme, de négocier des opportunités d’affaires dans le domaine. Notre pays ambitionne en effet, de devenir leader numérique de radiodiffusion pour le marché Africain très largement prometteur.

Dans cette perspective, nos établissements de formation pourraient se développer dans l’espace africain en offrant des possibilités de développement des ressources humaines, l’un des facteurs importants de la réussite de la transition numérique. Tout ceci s’intègre bien dans un processus qui s’imprègne de la nécessaire coordination nationale et d’une planification vis-à-vis des échanges à l’international.

En définitive, et quelle que soit l’élégante ingéniosité de ce grand schéma, il faut se persuader que sa mise en œuvre dépendra d’une myriade de décisions politiques de détail. Chaque organisme étant structuré, de manière à poursuivre ses propres objectifs séparés, devra être amené à optimaliser ceux du plan stratégique national de migration vers le Numérique dans sa totalité.

Les solutions, ici, devront être supérieures à une simple improvisation pragmatique. En prenant simplement conscience de la dynamique engagée et des enjeux qui y sont imbriqués, nous sommes, par avance, mis en garde contre tous les excès. Ce qui nous permettra de dresser un solide mur de précautions contre les empressements pour des succès illimités, mais néanmoins fragiles.

Une fois que nous aurons intégré la structure de la meilleure stratégie de mutation avec ses divers niveaux et dimensions, nous aurons toute la latitude de déceler les erreurs qui en résulteront, et pourrons les éviter ou les abolir d’emblée.

L’on pourra ainsi, espérer tirer profit des meilleures dividendes du Numérique, notamment l’ensemble des meilleures fréquences libérées au profit des populations, pour un passage au tout Numérique réussi, au bénéfice de la Côte d’Ivoire.

Par Anoma-Kanié Léandre Stratégiste, Géopoliticien, président du Groupe de Travail pour la Préparation de la Côte d’Ivoire au Passage à l’Audiovisuel Numérique et au Développement des Réseaux)