AFRIQUE | MEDIAS : Trace TV affirme sa stratégie

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«Nous allons faire exploser notre marque en France»

AU FOND DES CHOSES AVEC. Olivier Laouchez, président du Groupe Trace TV.

olivier laouchez, trace sports

Cet enfant de l’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), est un des patrons de groupe de médias au parcours le plus étonnant.  Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (options affaires internationales et marketing), il a vendu des camions en Asie du Sud-Est pour Renault, crée Antilles TV, de retour en Martinique, son île chérie, et a dirigé Secteur Ä, label musical urbain indépendant popularisé par Doc Gyneco et Stomy Bugsy, avant de lancer en 2003 Trace tv. Une chaîne puis un groupe de chaînes de télévision dédiées aux musiques et aux cultures urbaines. Interview.

Comment résumeriez-vous votre parcours qui vous a mené à la tête d’un label de rap, en Asie du Sud-Est et aujourd’hui à la tête du groupe Trace TV ? « Avant de prendre la direction du label Secteur Ä, j’ai travaillé 8ans dans l’audiovisuel, vécu deux ans en Asie du Sud-Est pendant lesquels j’ai vendu des camions pour Renault. Puis je suis rentré dans mon île en Martinique pour créer Antilles TV. Cela m’a permis de mieux connaître le monde de la télévision (…)

(…) Aujourd’hui, Antilles TV fonctionne très bien avec plus de 30% de parts de marché. Mon expérience à la tête de Secteur A m’a permis de découvrir l’univers de la musique et son marché. Cela nous a offert de populariser des rappeurs dont tout le monde pensait d’abord qu’ils étaient de dangereux criminels (rire). Nous leur avons donné accès à certains médias mais pas tous. Fort de ces deux dernières expériences, j’ai cherché des investisseurs pendant au moins 3ans pour justement créer une chaîne qui donnerait la parole à ceux qui ne l’ont pas vraiment. J’ai bien eu des manifestations polies d’intérêt mais c’est Richard Wayner, président d’un fonds d’investissement Urban Investment Group, de la banque Goldman Sachs, qui a cru en ce projet. Il m’a mis en relation avec Claude Grunitski. Cet autre français venait de créer un magazine, Trace, et cherchait aussi à se développer. Ensemble nous avons lancé la marque en télévision. »

« Notre souhait était de devenir le groupe qui donne la parole à cette culture urbaine et à cette jeunesse, à ses différents modes d’expression »

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