Gabon : Une stratégie de communication pour les changements climatiques

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La Direction générale de l’environnement (DGE) a abrité, le 6 novembre 2011, l’atelier de validation de la stratégie de communication d’un plan de sensibilisation et de mobilisation sociale autour du «projet de renforcement des capacités institutionnelles pour une meilleure adaptation aux changements climatiques en zone côtière au Gabon». Exécuté par le PNUD et d’un coût de 2,465 millions de dollars, financé par le gouvernement du Japon, ce projet a été lancé en mars 2010 et se poursuit sur un vaste champ.

La Coordination du «projet de renforcement des capacités institutionnelles pour une meilleure adaptation aux changements climatiques en zone côtière au Gabon», conduite par son coordonnateur national, Panzou Bernard Landry, et du consultant principal, Franck Ndjimbi, a animé le 4 novembre 2011 à Libreville, un atelier de validation de la stratégie de communication et de plaidoyer pour l’élaboration d’un plan de sensibilisation et de mobilisation sociale autour de l’adaptation aux changements climatiques en zone côtière au Gabon.

«Nous avons choisi la zone côtière ou le littorale pour plusieurs raisons, la première du fait du respect des obligations de la convention cadre des Nations unies sur les Changements climatiques dont le programme comporte des mesures visant à faciliter une adaptation aux changements climatiques, la seconde raison est due au fait qu’il y ait 70% de la population gabonaise et selon les prévisions du ministère du Plan, 85% de cette population habitera cette zone côtière d’ici 2015, et 80 à 90% des activités économiques se retrouvent au niveau de ce littoral. Il y a eu également une étude sur la vulnérabilité et l’adaptation de l’île Mandji et enfin le manque de synergie entre les différents acteurs», a déclaré le coordonnateur national, Panzou Bernard Landry.

Selon Franck Ndjimbi, la stratégie de communication pour le projet de renforcement des capacités institutionnelles pour une meilleure adaptation aux changements climatiques en zone côtière au Gabon, doit soutenir la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel cohérent ; lutter contre la dictature du court terme ; promouvoir une adéquation formation/ emploi ; promouvoir les métiers liés à la gestion du littoral et aux changements climatiques ; promouvoir l’application des lois et règlements ; susciter la prise en compte des normes scientifiques et résultats de la recherche ; faire connaitre les bénéfices de la gestion intégrée du littoral et de l’adaptation aux changements climatiques ; promouvoir un mécanismes de gestion concertée des données ; favoriser une meilleur circulation de l’information.

«La stratégie de communication se veut une stratégie de mobilisation des ressources et d’orientation des différentes interventions pour éviter des interventions isolées de part et d’autres. Elle doit être mise en œuvre dès que possible. Et pour la réussite de celle-ci, il faut nécessairement que le plan de formation, qui est annexé à cette stratégie, soit mise en œuvre. Autrement dit, quand on veut développer un plan de communication, il y a certaines activités qui nécessitent des compétences précises et on n’est pas toujours sûr d’avoir ces compétences là au sein de l’administration. Donc, parfois, il faut que l’administration elle-même renforce d’abord les capacités de son personnel», a précisé Franck Ndjimbi.

Au niveau du Gabon, cinq grands objectifs sont à atteindre dans le cadre de ce projet. Plus précisément : établir des mécanismes de planification de gestion des risques inhérentes au changement climatique ; permettre le renforcement des leaderships des cadres institutionnels intégrant la gestion des risques climatiques ; mettre en place des politiques et des mesures adaptés d’explorer des options de financement permettant de couvrir des coût d’adaptation et l’élaboration d’un plan de sensibilisation et de mobilisation sociale.

Signé en mars 2010 avec le gouvernement japonais, le projet de renforcement des capacités institutionnelles pour une meilleure adaptation aux changements climatiques en zone côtière au Gabon intègre la phase du programme d’adaptation en Afrique (AAP) qui a pour objectif ou pour but de renforcer les capacités d’adaptation des pays vulnérables aux risques liés aux changements climatiques, de promouvoir des actions des adaptations précoces à partir des solutions et d’incitatifs ayant déjà fait leurs preuves ailleurs et de mettre en place de près conditions favorisants une résilience ou une adaptation à long terme.

Publié le 05-11-2011    Source : Gaboneco.com     Auteur : Gaboneco