La communication en Afrique, ventre mou des organisations

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Dernière née des sciences sociales, la communication est encore mal appréciée en Afrique. Dans la plupart des organisations et des entreprises qui évoluent sur le continent, le poste de chargé de communication reste le parent pauvre, doté de budget dérisoire.

Et s’il existe, il est généralement confié à un journaliste qui, le plus souvent, très connu, a fini de faire sa renommée. Même si souvent on rencontre des journalistes qui sont experts en communication, malheureusement, dans la plupart des cas, ces grosses plumes sont de piètres communicants.

Leur job dans ces différentes boîtes se résume à organiser des conférences de presse. Conséquence, malgré les sommes englouties et la belle couverture médiatique, les objectifs de communication sont rarement atteints. D’où la nécessité de confier le poste aux seuls professionnels.

Même si les deux fonctions semblent similaires aux yeux des profanes, le travail du chargé de communication est différent de celui du journaliste. « Le chargé de communication participe au développement global d’une entreprise.

En interne, il crée des outils et supports de communication afin de fédérer et motiver le personnel. Il fait circuler l’information de la direction vers les employés et inversement. En externe, il réalise des supports de promotion et de communication. Il élabore par exemple les plaquettes promotionnelles, les dépliants, mais gère aussi tout le contenu rédactionnel (site Internet, journal interne, newsletter, etc.).

Le chargé de communication fait aussi l’interface entre l’entreprise et les médias de proximité. Polyvalent, il gère les situations de crise et coordonne les différents services d’une structure professionnelle. Il organise des évènements en interne pour les employés (fêtes de fin d’année, départs à la retraite, réunions, séminaires, etc.)

et en externe pour le grand public, les clients, les fournisseurs ou encore les collaborateurs (portes ouvertes, meetings, etc.). Le chargé de communication a pour mission de créer une image solide et homogène de l’entreprise et ce, à long terme ».

Cette définition des tâches du chargé de communication proposé par le site http://www.kelformation.com montre l’étendue de la tâche de ce technicien. Des tâches qui ne peuvent se réaliser que sur la base d’une stratégie de communication qui en fait, est une combinaison d’interventions,

capables de susciter les changements de croyances, d’attitudes ou de comportements au sein d’un groupe cible visé. C’est un élément de suivi d’une organisation qui détermine les cibles, les activités, les responsables chargés de la mise en œuvre des activités conformément à un plan de communication.

Opérationnalisation de la stratégie de communication, le plan de communication permet de déterminer non seulement les activités à mettre en œuvre, les outils, les supports et canaux à mobilier, mais aussi les moyens humains, matériels et financiers nécessaires et le calendrier d’exécution des tâches ainsi que le processus de suivi évaluation.

Au vu de ce qui précède, on peut dès lors affirmer, sans risque aucun, que confier la gestion de la communication d’une organisation, si petite soit-elle, à des non-initiés, aboutira aux dysfonctionnements observés un peu partout aujourd’hui.

La communication est au début et à la fin de toute chose. Aussi, à défaut d’être un professionnel du secteur, le recyclage s’impose à ceux-là qui, ne détenant pas la qualification requise pour exercer cette profession, fanfaronnent en se faisant appeler « chargé de communication », fussent-ils de très bons journalistes.

Par Moussa Tall

Le matin